Dans la République du bonheur

Nanterre sur scène - Festival des arts de la scène - Dans la République du bonheur

Louise Courtel

“Oui, durant des nuits comme celle-ci prendre le taxi est formidable et le fait que je paye pour mon bonheur rend mon bonheur des plus doux – et le fait que d'autres personnes aient à souffrir et travailler pour payer des choses aussi rudimentaires que l'électricité le rend d'autant plus doux. »

Martin CRIMP, Dans la République du bonheur

C’est Noël. Maman, Papa, Grand-mère, Grand-père, Debbie, Hazel dégustent la dinde, baignés par les lumières du sapin artificiel. Les discussions se font tantôt convenues et tantôt acerbes jusqu’à ce qu’apparaisse subitement l’Oncle Bob. Le réveillon familial se transforme bien vite en une satire trash, corrosive et musicale, une réflexion sur le bonheur et la recherche de la perfection dans nos sociétés occidentales. Plongés dans une dramaturgie déstructurée qui emprunte ses trois parties à la Divine Comédie (l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis), nous sommes confrontés aux vices de ces personnages. Au travers de l’écriture acérée et implacable de Crimp, le microcosme de la bulle familiale devient le miroir de la société : ses névroses, ses obsessions, sa violence.

« Les 8 comédiens [et le musicien en live] transmettent un enthousiasme contagieux. Trouveraient-ils dans cette pièce matière à règlements de comptes ? Comme une occasion à ne pas manquer ? Ils nous emmènent avec eux dans ce tourbillon d’horreur joyeuse, de terreur des repas de Noël, de faux-semblants à s’en faire péter la dernière opération de chirurgie esthétique. »

Théâtrorama