Dom Juan Désordre
Mise en scène : Léna Adler et Eulalie Uguen
par la Compagnie Jamais Je Mens
ENS / École nationale supérieure des beaux-arts / CNSAD
Date : Mardi 24 novembre 2026
Horaires : 18h - 19h10
Lieu : Espace Pierre Reverdy
Durée : 1h10
Discipline : Théâtre
Texte et mise en scène : Léna Adler et Eulalie Uguen
Avec : Priscille Bollaro, Lou Delpech, Matteo Riou et Rose Vergez
Scénographie : Baptiste Chane-Sam
Régisseuse : Dim Berger, Hippolyte Chénot et Gabriel Peyrache
Au sein du tribunal de la fiction, Dom Juan est accusé d’être un Dom Juan, un grand séducteur orgueilleux et sans scrupules, mais aussi de s’être érigé en modèle culturel, intoxicant les imaginaires de ses spectateur·ices. En mettant en jeu l’écueil donjuanesque, un homme qui n’a de cesse de se penser supérieur à celle·eux qui l’entourent, Dom Juan Désordre est une réflexion sur la puissance des imaginaires fictionnels sur les désirs et les représentations de chacun·e.
Convaincu·es du pouvoir de la fiction sur le réel, nous explorons le cas de Dom Juan, un personnage qui, au fil des siècles, a été réduit à une figure de séduction pour ensuite inonder les récits culturels occidentaux, jusqu’à devenir un topos. Dans Dom Juan Désordre, Dom Juan est joué par une comédienne, afin de convoquer l’imaginaire donjuanesque dans son universalité, et non pas en tant que représentation genrée. En faisant résonner le texte de Molière dans la bouche de personnages volontairement contemporains, avec un Dom Juan qui chante du Bashung, une Elvire qui se démène pour défendre l’homme qu’elle aime, un Sganarelle sous emprise amoureuse de son maître, et une juge venue rétablir l’ordre dans nos imaginaires, nous posons la question de la construction de la masculinité toxique dans la fiction. La forme du procès nous permet, quant à elle, de désigner les abus de la fiction sur le réel, en bornant à nouveau cet imaginaire donjuanesque à ce qu’il est : un personnage de théâtre.
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