Les Curieux

par Marc Woog - Cie L’évaporée

Date : Mercredi 1er décembre 2010
Horaires : 19h - 21h10
Lieu : Théâtre Bernard-Marie Koltès
Durée : 2h10
Discipline : Théâtre

Les Curieux

Un jeune homme est retrouvé, mort. Que lui est-il arrivé ? On ne sait pas. Lou, Malik et Noria inventent : Ce garçon était roi.

Le roi est mort, vive le roi !

Quand politique rime avec poétique.

Qui ne s'est jamais surpris à rêver devant les rides d'un visage, ces empreintes laissées par le temps, et à essayer d'imaginer quels événements, quelle vie, se trouvent derrière ces traces ? Qui n'a jamais éprouvé ce sentiment universel, la curiosité ? Être curieux, c'est donc vouloir savoir, mais c'est aussi être étrange, bizarre. Les personnages de la pièce, trois marginaux prénommés Lou, Malik et Noria, le sont aux deux sens du terme. Découvrant dans la rue le corps sans vie d'un jeune homme, ils lui inventent un destin – réinventant le leur par la même occasion ! Loin de lui offrir un rôle banal, ils font de lui un roi, à la manière des enfants.

Être curieux, avoir envie de savoir, imaginer pour apaiser l'envie… au risque de ne plus faire la différence entre réalité et fiction ! C'est alors au tour du spectateur d'être pris dans cette toile où les couleurs du vrai et du faux se mélangent pour composer un nouveau tableau. Un effet renforcé par le choix de Marc Woog, auteur, metteur en scène et directeur de la compagnie L'Évaporée, d'un espace scénique neutre.

Mais être curieux, c'est aussi réfléchir. Poétique et politique, le spectacle questionne sur le rôle de celui qui gouverne, sur la tension qui existe entre l'individu et la société. Lou, Malik et Noria interrogent directement pour nous le monde qui nous entoure. Alors, être spectateur, est-ce être curieux ? Oui, assurément devant cette pièce qui séduit et stimule. Un charme efficace qui durera, on n'en doute pas, même quand elle se sera évaporée...

Marine Badetz et Aurélie Laurière
Étudiantes du Master Lettres Professionnel, Métiers de la culture et de l'interculture


Pour aller plus loin : entretien avec Marc Woog